Des tatouages pour le don d’organes

don organes

L’univers du tatouage est à l’image du monde d’aujourd’hui, capable du pire comme du meilleur. La semaine dernière, je vous ai parlé du pire avec l’homme qui s’est fait tatouer des logos de sites pornos sur le visage pour arrondir ses fins de mois. Mais aujourd’hui, je vais vous parler du bon côté, avec la très belle initiative de Lucile Leeloo.

Lucile, tatoueuse à Nantes, a une maladie du sang qui l’oblige régulièrement, et à vie, à réaliser des saignées (prélèvements sanguins). Je précise par ailleurs, pour les personnes qui auraient peur de se faire tatouer par Lucile, que cette maladie n’est pas contagieuse et que malgré cela elle va bien.

Mais revenons à nos moutons. Plutôt que de « jeter » son sang, elle demanda s’il était possible d’en faire don, la réponse fut positive. Ceci lui donna alors l’idée de réaliser des tatouages indiquant le groupe sanguin du porteur ou d’indiquer que celui-ci est donneur d’organes.

C’est ainsi que désormais Lucile consacrera une journée par mois à tatouer ces motifs. Mais Lucile va encore plus loin en réalisant ces tatouages à prix modique.

Alors certes, ces tatouages n’ont bien entendu aucune valeur légale, tout comme les cartes de donneur, le dernier mot étant toujours donné à la famille, mais avec le tatouage, impossible pour vos proches de dire qu’ils ne connaissaient pas votre avis sur la question.

Une initiative qui ne peut être que saluée dans un pays où il y a encore plus de 16 000 personnes en attente d’une greffe. Si vous souhaitez en apprendre plus sur le don d’organes, vous pouvez vous rendre sur le site officiel ici : www.dondorganes.fr

Lucile n’en est pas à son coup d’essai en matière « d’engagement ». En effet, de retour en France et après avoir vécu 5 ans au Japon, Lucile décida de mettre en vente certaines de ses créations aux enchères pour soutenir financièrement une bénévole suite à la catastrophe de Fukushima.

En résumé, Lucile nous prouve que le tatouage peut être engagé et avoir du sens, loin de l’image futile que certains médias colportent sur notre art préféré.
Si vous souhaitez vous tenir au courant des actualités de Lucile, vous pouvez la suivre sur son facebook ici : http://www.facebook.com/lucile.leeloo

Nos autres articles

Interviews
Alexandra Bay

Rencontre avec Shad

J’ai rencontré Shad dans son studio à Bruxelles, une pièce feutrée dans laquelle on se sent vite à son aise. Un endroit également dédié aux

Interviews
Quentin J

Rencontre avec le tatoueur Seb Inkme

Voici un tatoueur que nous sommes contents de vous faire découvrir. Seb inkme est un vrai tatoueur passionné par son métier, qui met sa relation

Modèles
Quentin J

Rencontre avec Mély Meoow

Nous continuons notre série de rencontres avec des modèles photos et aujourd’hui nous sommes heureux de vous présenter la charmante Mély Meoow: elle est sympa,

Modèles
Ludo-Ondori

Interview de Mélusine, modèle tatouée

Hello les enthousiastes de la cicatrisation ! On consomme tellement d’images toute la journée qu’on finit parfois par ne plus les regarder à leur juste valeur.

  • Je voudrais juste apporter correction et infos en plus sur ce qui est écrit sur le consentement :
    – la loi part du principe que toute personne n’ayant pas fait part de son refus sur le Registre National des Refus est un donneur potentiel,
    – certes la carte n’a pas de valeur légale, et le simple fait de la porter sur soi n’autorise en aucun cas le prélèvement des organes sur le défunt, mais elle donne des pistes sur le positionnement du défunt, (ce qui est utile pour le point suivant)
    – le denier mot n’est pas donné à la famille, la démarche qui est faite auprès de la famille c’est juste le recueil de la non opposition du défunt lors de son vivant, ce n’est en aucun elle qui prend la décision de si oui ou non le prélèvement aura lieu (d’où l’intérêt d’en parler à ses proches et de porter la carte, qui peut être un argument en faveur du respect de la volonté du défunt par la famille).
    Merci 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *