Salut à tous les amoureux du dermo  ! Nous sommes à quelques jours de l’édition féminine tant attendue de la convention Luxembourgeoise The Storm qui se tiendra ce week end, où 130 artistes tatoueuses son attendues. Et pour l’occasion, nous avons échangé avec Scylla, récemment aux commandes de ce gigantesque projet, qui à bien voulu nous livrer sa vision de ce qui est désormais son bébé, désireux de mettre les femmes et le tatouage en avant, afin de casser les stéréotypes. Rencontre.

 

 

Peux tu te présenter à nos lecteurs.

Bonjour, je m’appelle Scylla, le nouveau dirigeant de The Storm depuis juin dernier. Je suis d’origine belge, je vis au Luxembourg depuis bientôt quatre ans et je travaille pour The Storm depuis mon arrivée dans ce pays.

 

J’ai cru comprendre que tu étais devenu le big boss de The Storm, comment en est tu arrivé la ?

Je n’aime pas beaucoup l’image du « big boss »… J’ai eu, pendant ma carrière, l’occasion de travailler pour de grands groupes, où je n’ai pas toujours apprécié le poids d’une hiérarchie inhumaine. Maintenant que je dirige The Storm, je me veux être plus un « leader » qu’un « Boss ». Je travaille aux cotés de mes équipes, dans un cadre de management très « à l’américaine », avec tout ce que ça sous-entend d’épanouissant pour les personnes qui travaillent avec moi. Mais pour mieux répondre à votre question, il y a quelques années j’ai quitté mon emploi pour me trouver une « nouvelle route » professionnelle. J’habitais alors Bruxelles… C’est à ce moment que j’ai commencé à me faire tatouer « en masse ». Pat, le propriétaire du studio Hannya Tattoo m’a ensuite donné ma chance, en travaillant à l’accueil du studio. Pat est le premier a avoir cru en moi, dans le monde du tattoo. J’ai participé, par la suite, à des tattoo convention en Belgique et en France, notamment celle du Luxembourg, avant qu’elle ne soit nommée « The Storm ». On m’a ensuite proposé d’intégrer l’équipe de cette convention. J’ai donc tout plaqué en Belgique pour venir m’installer au Luxembourg… C’était en janvier 2014. Aujourd’hui je suis le propriétaire de The Storm.

 

Depuis que tu es aux commandes, qu’as tu envie de changer par rapport à l’ancienne « formule » de The Storm ? Pourquoi ?

Cela ne fait pas encore très longtemps que j’en suis le propriétaire, mais j’ai pour envie de rendre à The Storm un coté « humain » que ses événements et sa Direction ont eu tendance à perdre en se développant, ces dernières années. Revenir à un type d’événement conviviale, quitte à en réduire la taille ou la quantité des artistes que nos événements accueillent. Pour moi, la qualité doit absolument primer sur la quantité. J’ai donné beaucoup plus de « pouvoir » même si ce n’est pas un très joli mot, aux membres de mon équipe… Leur donner la parole, écouter leur avis, prendre mes décisions avec eux, les responsabiliser et leur permettre de s’épanouir dans leurs postes. Je suis aussi très attentif au retour de nos visiteurs… C’est pourquoi, dans le but d’améliorer la qualité de nos événement, j’ai remplacé le système de tickets « Day Pass » / « Week end Pass », pour le remplacer par un ticket « Event Pass », qui revient au prix d’un « Day Pass » mais qui donne accès à l’événement dans toute sa durée.

 

⁃ Comment t’es venue ta passion du tatouage ? Es tu toi même tatoué ? Dans quel style ?

J’ai fais des études artistiques. J’ai un diplôme de pub et un second en marketing. J’ai toujours été attiré très tôt par l’art et l’écriture. J’ai par la suite occupé plusieurs poste de manager dans des enseignes commerciales. Lorsque j’ai quitté mon emploi dans ce domaine, je ne savais pas quoi faire, mais je voulais juste « être libre » et faire quelque chose de différent. J’ai commencé à me faire tatouer, à ce moment là… Une fois, deux, fois, trois fois… Et de fil en aiguilles, le tattoo est devenu un exutoire, un mode d’expression. J’ai d’abord été attiré par le style Trash Polka, pour son coté torturé et le pouvoir des mots, qui a un rôle important dans tout ce que je suis. Aujourd’hui, je suis beaucoup plus consommateur du style « Graphique ». J’aime particulièrement le style de Léon Lam.

 

 

⁃ Dans moins de deux semaines aura lieu la première édition de The Storm Ladies, parle moi de ce projet.

C’est le tout nouvel événement griffé « The Storm », une convention regroupant 130 artistes tatoueuses. J’avais envie de montrer au Luxembourg que le monde du tattoo n’est pas uniquement composé des vieux stéréotypes qu’on lui prête. Depuis quelques années, la femme s’est non seulement faite une place, mais a aussi su imposer son style dans les pays voisins du Luxembourg. Ici, il y a très très peu d’artistes tatoueuses, malgré le nombre croissant de studios qui ouvrent. C’était l’occasion, en plus de créer un chouette event, de tenter de faire avancer les mentalités. Et puis nous aurons aussi l’honneur et le plaisir d’accueillir des guests comme Fanny Maurer, Lucky Hell ou Mia Dolls. Dés que j’ai pensé au développement d’une convention 100% féminine, j’ai directement pensé à Fanny, tant j’admire sa personnalité, mais aussi la lutte qu’elle défend « Corps et âme ». Je trouve qu’elle est la parfaite représentante de la femme tatouée en 2017… Une femme forte mais humaine, qui se bat pour ce qu’elle semble être juste. Hormis cela, j’ai aussi découvert le groupe « Jaqueline Therese », de la Tatoueuse Noémie Alazard… J’ai eu un réel coup de foudre pour ce leurs morceaux, je les ai donc invités à rejoindre la scène de l’événement.

 

⁃ Hormis le fait que la convention soit 100% féminine, qu’est ce que The Storm Ladies nous réserve de plus que The Storm ?

Il y a beaucoup de différences entre l’International Tattoo Convention et la Ladies Tattoo Convention… Le nombre d’artistes plus réduit et son emprunte presque exclusivement féminine, donne à l’événement un écho beaucoup plus intime, plus poétique, plus doux et peut-être moins « Bling-bling ». C’est en tout cas comme cela que mon équipe et moi l’avons pensée. Il s’agit ici d’une première édition qui, si elle venait à se renouveler, pourrait se developper vers un type événement vraiment très différent d’une tattoo convention « Classique ».

 

⁃ Comment as tu sélectionné les artistes que tu voulais voir participer à cette convention ?

Comme nous sélectionnons depuis juin dernier… Nous sommes attentifs à trois points : la technique, l’univers de l’artiste et sa personnalité. J’aime l’humilité… Je veux que les visiteurs de nos salons découvrent les artistes de par leur travail mais aussi de par le caractère « humain » de leur personnalité, les artistes ont quelque chose de passionnant, lorsqu’ils n’oublient pas ce qui fait d’eux ces artistes. Pour cette première saison, nous avons beaucoup travaillé avec la France et la Belgique, mais si l’événement venait à avoir d’autres éditions, nous irions chercher beaucoup plus loin les tatoueuses, histoire de donner une dimension encore plus complexe à la sélection que l’événement propose.

 

 

⁃ J’ai cru comprendre que des fonds seraient reversés à la lutte contre le cancer du sein, pourquoi avoir associé la convention à l’Octobre Rose ?

C’était un système que je voulais absolument mettre en place à mon arrivée. J’ai eu la chance de bénéficier du travail magnifique d’associations durant mon adolescence et je m’étais juré d’aider à mon tour des structures associatives, si un jour j’avais l’occasion d’avoir une entreprise. Chacun de nos événements et concepts accompagneront une association et lui reversons une part des bénéfices. La Ladies Tattoo Convention, c’est l’octobre rose, la lutte contre le cancer… Une cause que les tatoueuses connaissent particulièrement ! 1 euro sera donc reversé pour chaque ticket vendu. D’autres actions seront aussi mises en place, durant l’événement, pour apporter encore plus de dons à l’association Europa Donna Luxembourg.

 

⁃ J’ai oublié quelque chose ? Dis nous tout !

Je pense que pour l’occasion, c’est moi qui vais garder le mystère sur le développement de The Storm et les projets à venir… Il y en a deux qui devraient voir le jour en début 2018, des projets qui me tiennent à cœur. Mais je n’en dirai pas plus… Je dirai juste, soyez bien attentifs !

 

C’est là un savant cocktail de talents qu’à décidé de réunir Scylla pour cette première édition, car on y trouvera non seulement, des artistes tatoueuses, mais également des performeuses, makeup artist ou encore des musiciennes ; une initiative dotée d’un savant mélange qui n’est pas sans nous rappeler sa grande sœur 100% frenchie, le Girl Ink Tattoo Show, la première convention de tatouage à mettre uniquement les talents féminins en avant !

 

Et je vous donne rendez vous sur la page Facebook d’Inkage pour vous faire remporter 6 Pass pour la convention, à vos clics !

 

A propos de l'auteur

Hell On Heels

Passionnée de tattoo depuis l'enfance, tatouée dès les premières heures de sa majorité. Touche à tout : photo, dessin, écriture, musique... Vous pouvez aussi retrouver son amour du tattoo, de la bodmod, et du rock'n roll sur son blog personnel Hell On Heels

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