Rencontre avec le tatoueur olivier Julliand

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Nous sommes très heureux aujourd’hui de vous présenter Olivier Julliand, qui, après avoir appris à tatouer aux côtés de son frère en France, puis est parti s’installer au Canada où il fonda, avec sa femme, le studio Glamort, où il fut ensuite rejoint par Yann Black. Après maintenant 13 ans passés dans le monde du tatouage, il a atteint un excellent niveau dans un style New School, hyper coloré et à l’univers enchanteresque.

Il revient le temps de quelques questions sur son parcours, ses passions et ses projets futurs.

tatoueur olivier julliand

Peux-tu nous faire une rapide présentation ?

Je m’appelle Olivier Julliand. J’ai 39 ans et je tatoue depuis 13 ans. Je suis originaire du sud de la France et j’habite à Montreal depuis 6 ans maintenant. Je travaille chez Glamort avec mon épouse Géraldine et avec deux tatoueurs que j’admire depuis mes débuts: Yann Black et Vincent (Bizzaroid).

Depuis quand voulais-tu être tatoueur avant de te lancer ? Comment t’es-tu décidé à aller vers cette voie ?

Je n’ai jamais vraiment pensé à devenir tatoueur jusqu’à ce que mon frère ouvre son shop a Toulouse. Le dessin a toujours fait partie de ma vie. Mon frère a rapidement eu pas mal de clients et m’a proposé de venir l’aider. Dans un premier temps, je lui préparais des motifs puis j’ai pu rapidement me mettre à tatouer.

tatouage olivier julliand (4)

A quel âge t’es tu fait tatouer la première fois ? Quel a été ton tout premier motif et l’as-tu regretté ?

Mon premier tattoo a été fait par mon frère lorsque j’ai commencé le tattoo. J’avais 26 ans. C’était un motif inspiré d’un voyage en Asie fait quelques temps avant. Je ne l’ai jamais regretté même s’il a été recouvert depuis lorsque je me suis fait tatouer une manche complète par Yann (Your meat is mine).

As-tu déjà tenté de te piquer toi-même ? Si oui, cela change-t-il la perception des aiguilles sur la peau ?

Comme la plupart des tatoueurs de ma génération et de celles avant moi, mes premiers tattoos ont été faits sur mes mollets. J’ai toujours eu en tête la sensation des aiguilles sur la peau. Après, le fait de se tatouer soi-même est assez spécial puisqu’il faut en même temps se concentrer sur la réalisation et gérer sa propre douleur.

tatouage olivier julliand (3)

Quel support utilisais-tu avant de tatouer la peau ?

J’ai toujours privilégié le dessin aux crayons de couleurs. C’est un médium que j’apprécie particulièrement. Il me permet de me rapprocher notamment des dégradés de couleurs que j’utilise dans mes tattoos. J’aimerai vraiment m’essayer à la peinture, mais malheureusement le temps me manque.

Quel est, selon toi, l’exercice le plus difficile dans le tatouage ?

Techniquement, le fait d’avoir de belles lignes . Je suis sensible aussi aux tatouages qui sont lisibles malgré une composition faite de plein d’éléments. La constance est aussi quelque chose de très important.

As-tu plusieurs univers ou préfères-tu exceller dans un style en particulier ?

J’ai développé depuis quelques années déjà un style cartoon qui correspond bien à mon univers. J’ai la chance d’avoir une clientèle qui me laisse m’exprimer de cette manière là et je prend toujours autant de plaisir à réaliser les différents projets aussi loufoques soient-ils. J’essaie de traiter les différents thèmes en restant fidèle à mon style en y apportant ma touche et ce même lorsque la demande porte sur un motif plus classique.

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T’arrives-t-il d’aller en convention ? Si oui, qu’est-ce que cela t’apporte ?

Je participe à quelques conventions comme celles de Montréal ou plus récemment celle de Paris. J’en ai fait beaucoup par le passé et cela m’a donné l’occasion de faire de belles rencontres qui ont été très importantes dans mon parcours, notamment la rencontre avec Yann Black avec qui je travaille aujourd’hui. Je pense aussi à Didier Ra qui m’a soutenu à mes débuts. Puis tous les copains comme Fred Laverne, Léa Nahon, Navette, Raphael Trovato, la liste est longue …
Les conventions c’est aussi l’occasion au début de pouvoir réaliser des projets que l’on ne me demandait pas forcément en boutique.

Quelles sont tes perspectives d’avenir ? Que peut-on te souhaiter de meilleur pour les années futures ?

Nous sommes actuellement en plein changement puisque nous quittons la boutique que nous occupions depuis 6 ans. Nous sommes ravis de ce nouveau challenge, c’est l’occasion de proposer quelque chose de différent à notre clientèle avec un local plus privé. Nous occuperons à partir de juillet un loft commercial dans un bâtiment magnifique : le château Saint Ambroise à Montréal.
Nous avons, mon épouse Géraldine et moi, un projet de boutique en ligne qui me permettra d’exprimer mon art sur d’autres supports.
On peut donc me souhaiter, pour les prochaines années, de continuer à travailler avec des gens talentueux comme Yann Black et Vincent (Bizzaroid) et de m’amuser toujours autant dans la création et la réalisation de mes tattoos.

Quelques tatouages et dessin réalisés par Olivier Julliand

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  • Bonjour!!

    J’ai subis une mastèquetomie des deux seins… j’ai eu une reconstruction.. et je rêverais que l’on colore mes mamellons et alvéols…!? Y a t-il un magicien de ce genre de tatouge parmis vous?!
    Une jeune femme de 34 ans qui n’en peu plus de vivre ainsi depuis qu’elle a 15ans.
    MERCI

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