Quand l’art du tatouage et de la céramique se rencontrent !

Nicolas Gumo est tatoueur au Phylactère, à Paris. Sa ligne ne vous est pas totalement inconnue. En effet, son style graphique semble issu de l’imaginaire de Cocteau, détourné façon street art. Des lignes abstraites qui dessinent le profil de personnages aux personnalités affirmées, à l’opposé de cet artiste discret.

Nicolas Gumo

Nicolas Gumo

Grégoire Lemaire, artiste céramiste, contacte Nicolas Gumo pour un projet de tatouage. Le céramiste est sensible au travail de lignes de Nicolas.  Adepte du Wabi Sabi, il veut se faire encrer un bras entre inspirations de ce concept spirituel et style graphique du tatoueur. Le Wabi Sabi apparaît au 12ème siècle au Japon et allie différentes notions à partir de deux mots :

  • Wabi : solitude, simplicité, mélancolie, nature, tristesse, dissymétrie…
  • Sabi : l’altération par le temps, la décrépitude des choses vieillissantes, la patine des objets. Le goût pour les choses vieillies, pour la salissure, etc.
Grégoire Lemaire

Grégoire Lemaire

Découverte du travail de la céramique

Les deux passionnés échangent à ce sujet et partagent le même goût pour la dissymétrie. La découverte du Wabi Sabi ouvre de nouvelles voies artistiques à Nicolas Gumo. Il souhaite adapter ce concept à son tatouage. Entre esthétisme et spiritualité, le Wabi Sabi pique sa curiosité. Nicolas a envie de repousser les limites de son art. L’idée de transposer son dessin du papier à la céramique lui semble évidente. Cependant, comment adapter la ligne aux volumes ?

Grégoire Lemaire invite l’artiste tatoueur dans son atelier. Nicolas a besoin de comprendre le travail du céramiste pour le réinterpréter. Il se rend compte du dur labeur qu’implique la céramique. Cet art demande beaucoup de patience. Grégoire partage avec lui son savoir sur la terre, les cuissons, la technique. Nicolas est fasciné par cet artisanat d’art. Pour le remercier de sa venue, l’artiste céramiste offre à Nicolas un vase avec des motifs tirés de ses flashs. Le jeu de textures alliées à la dissymétrie de ses dessins aboutissent sur une harmonie qui séduit définitivement Nicolas Gumo. Il propose alors à Grégoire de collaborer.

Une collaboration fructueuse

Grégoire se lance alors dans une interprétation céramique des flashs tattoos de Nicolas. Il travaille même la forme des vases inspirée de la dissymétrie de ses dessins. Toujours en phase de test, le céramiste teste et expérimente. Il a décidé de cuire ses céramiques au feu de bois. Le résultat offre son lot de surprises et des rendus inattendus, avec des jeux de textures intéressants.

Exposition à venir

Les deux artistes souhaitent présenter cette collaboration le temps d’un week-end à Paris. L’idée est d’allier performance tattoo et art de la céramique. Ainsi, une exposition présentera les différentes étapes de leur collaboration. Grégoire pourra partager avec le public son savoir de la céramique, tandis que Nicolas Gumo encrera sur place.

L’évènement devrait voir le jour fin mars, début avril. A surveiller !!

Instagram Nicolas Gumo

Instagram Grégoire Lemaire

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