Salut, peux-tu te présenter aux lecteurs d’Inkage ?

Bonjour à tous, Gael Ricci, artiste peintre et tatoueur dans le Sud de la France, sur Sainte-Maxime plus exactement, à deux pas de Saint-Tropez.
J’ai 28 ans, dont 13 passés dans le milieu Street Art et 5 dans celui du tatouage.

Parle moi de ta passion pour le tattoo, comment cela t’es venu ?

J’ai une passion pour les arts graphiques en général et l’exploration des médiums est un de mes principaux vices. Lorsque je peignais, j’ai pu peindre à la bombe, à l’acrylique, à l’huile ou encore à l’aquarelle, tout en dessinant au crayon… De même, j’ai toujours aimé me confrontés aux outils informatiques spécialisés, Photoshop, Illustrator, je fais aussi de la vidéo et du montage et le tatouage est une des suites logiques de mes découvertes artistiques.
C’est arrivé dans une période « creuse » de ma vie où le renouvellement était nécessaire et je m’y suis confronté suite à une soirée entre amis où le sujet à été brièvement débattu. L’idée m’est restée en tête et deux semaines après, j’étais accepté en apprentissage.

Depuis combien de temps tatoues tu ? Quelle as été la première pièce que tu as tatouée ? (en as tu une photo?)
Comme je l’ai dis depuis 5 ans.
Ma première pièce fut un petit triangle de penrose sur ma cuisse, pas très net et pas très droit. Malheureusement je dois avoir la photo mais aucune idée où elle se trouve dans mes fichiers, dans tous les cas rien d’exceptionnel pour un premier tattoo, le genre de pièce où l’on te dis « Ouais c’est cool pour un premier… ».

Parle moi de ton style, comment le définirais tu ?

Je suis spécialisé dans le dotwork noir exclusivement pour le moment. Je travaille des pièces qui peuvent avoir des aspects très différentes car je réponds à des demandes qui passent elles-même du « coq à l’âne », alors tout naturellement, mon éventail de rendus s’étend toujours un peu plus chaque journée passée à travailler dans mon salon…
En quelques mots, je dirai que mon style de dots, s’approche d’un rendu crayonné pour la majorité des pièces mais je m’adapte en fonction du style sur lequel je souhaite me diriger.

J’ai remarqué que tu ne travaillais qu’en noir & blanc, pourquoi ce choix ?

C’est exact, en fait pour moi, le tatouage n’est pas une pièce qui doit être esthétique lors de la sortie du salon de tattoo ou seulement pendant les deux ans qui suivent la pique… Sans être spécialiste, j’ai vu beaucoup de rendus couleur qui perdaient vite de leur éclat en très peu de temps, je ne sais pas d’où cela peu venir mais je sais que c’est un aspect qui me dérange. Je me doute que ça ne touche pas tous les tatouages couleurs mais je préfère ne pas m’y risquer. A mon sens un tatouage doit resté le plus longtemps possible  » en bon état » et pour moi, le noir reste le plus efficace et le plus adapté à ma démarche.

Tu mixes motifs classiques & graphiques, malgré ce grand écart des styles tes pièces restent très épurées, jamais surchargées, quel est ton secret, comment composes tu tes œuvres ?

En fait entre une pièce sur papier et une pièce sur peau l’écart de contraste diminue grandement. Sur du papier blanc et une illustration en noir l’écart est à son maximum alors que sur peau, le « support humain » reste couleur crème pour les gens les plus clairs voir marron foncé pour les personnes de types africains et l’encre s’éclaircis légèrement lors de la cicatrisation et passe du noir au gris foncé. Du coup, le contraste est naturellement moins fort et la même pièce sera forcément moins lumineuse.
Ma manière de travailler s’appuie donc sur cette logique et pour obtenir des rendus plus lumineux, j’ai pour habitude d’agrandir/ intensifier légèrement les zones de blanc/ hautes lumières par rapport à la pièce sur papier pour équilibrer et obtenir un rendu proche de l’original.

Peux tu m’en dire plus sur ton shop ?

Pour le moment nous sommes deux à y travailler sur une surface très confortable de 50m2, Ambre Elien, mon apprentie et moi-même.
Le salon se veut spécialiste dans l’art des tatouages fins, réalisés avec précision, en dot et exclusivement en noir.
La démarche consiste à proposer de l’art sous forme de tatouage au gens et non pas du tattoo qu’on pourrait classifier de plus traditionnel. Pour l’instant seule Ambre peux témoigner de cette démarche mais tous les tatoueurs qui sont et seront chez moi devront être des artistes venant d’univers autres que celui du tatouage afin d’amener un aspect original et unique dans ce milieu.
Le déjà vu ne m’intéresse pas vraiment et l’on pourrait presque comparé mon salon à une galerie d’art qui soutient ses artistes mise à part que les oeuvres ne sont pas sur toiles mais sur peau et réalisées à la demande.
L’autre aspect dont je dois parler et qui est une des principales fondations du salon est la qualité du rapport humain que je souhaite impérativement entretenir. Pour moi cet aspect est primordial et contribue au bien-être de la personne qui souhaite se faire tatouer ainsi qu’aux tatoueurs.
Nous faisons tout pour que le courant passe simplement, que non seulement les tatouages plaisent aux gens mais aussi que ce soit un bon moment pour tout le monde.
Tout cela implique une démarche humaine mais aussi un type de relationnel et un agencement particulier de l’espace afin que tout le monde travaille ou se fasse tatouer dans de bonnes conditions en préservant une certaine intimité qui elle aussi à son importance à notre sens.

Le tatouage ne s’arrête pas à la pique et s’étend bien au delà de son simple sens de l’esthétique, les bonnes conditions de l’acte lui-même sont aussi des facteurs que nous prenons en compte.


Pourra t- on te retrouver en conventions en 2016 ? Si oui lesquelles ? Et en guest ?

Malheureusement, ayant de gros problèmes de santé, il est très difficile pour moi de sortir de la routine de mon salon sans une lourde organisation . Je n’ai donc pas réellement prévu de conventions mais un ou deux guests qui ne s’étendent pas trop dans la durée pourquoi pas…

Un dernier mot pour les lecteurs d’Inkage ?

Choisissez bien votre tatoueur, prenez votre temps et n’hésitez pas à faire de la route pour taper sur le style qui vous correspond. Cette démarche vous permettra d’éviter une grosse déception ou de douloureuses séances de laser.
Pensez aussi à la qualité du rapport humain qui est souvent mis de côté mais qui à une très grande importance autant pour le tatoué que pour le tatoueur alors allez le rencontrer si vous le pouvez, même brièvement, histoire de sonder un peu la qualité du relationnel qui s’établira lors de votre futur projet.
Ce n’est jamais une partie de plaisir de tatouer ou se faire tatouer par une personne à votre opposé total.
Et pour finir prenez du plaisir, c’est le plus important.
Concernant mon travail je vous invite à aller jeter un coup d’œil et à vous abonner à mon Facebook et à mon Instagram où les informations distillées sont complémentaires et pour terminer, à ma nouvelle chaîne Youtube où des épisodes tattoos sur le salon sont en cours de tournage actuellement.






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